MANON: La vie d’une sourde implantée cochléaire

MANON: La vie d’une sourde implantée cochléaire

Découvrez la vie de Manon, 28 ans, sourde et implantée cochléaire, dans cette série de 7 épisodes.

Manon 1

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Bonjour, je m’appelle Manon et j’ai 28 ans.

Je vais poster ici régulièrement plusieurs petites vidéos sur des thématiques différentes, des sujets sur lesquels les parents d’enfants sourds implantés s’interrogent tous à un moment ou à un autre.
Vous avez des questions…. je vous apporte quelques éléments de réponse au travers de ces vidéos.

Suivez-moi !!!

Je suis kinésithérapeute et je pratique des sports qu’on dit « extrêmes ».

Je suis sourde et je porte un implant cochléaire, et ce n’est pas ma surdité qui va m’empêcher de faire ce qui me plaît. Bien sûr le parcours d’un sourd est semé d’embûches, bien sûr les familles sont lourdement mises à contribution. Je ne vais pas vous dire que tout est facile, mais tout est possible et envisageable. Et quand ça devient trop dur, les associations sont là pour vous conseiller et vous tendre la main.

Je suis heureuse de partager avec vous mon histoire, mon vécu et mon ressenti. Suivez-moi dans cette série de mini vidéos, et apprenez-en un peu plus sur votre enfant, mais du côté humain pour changer un peu du discours médical.

Manon
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Episode 1 : les études

Episode 2 : la surdité

Episode 3 : l’apprentissage de la langue

Episode 4 : le travail

Episode 5 : le sport

Episode 6 : les activités associatives

Episode 7 : conclusion (en LSF)

Évaluation du fonctionnement du Centre National Relais (CNR 114)

Évaluation du fonctionnement du Centre National Relais (CNR 114)

Par une note du 5/05/17, la Ministre des affaires sociales de la santé, le Ministre de l’intérieur et la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion ont chargé l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et l’Inspection Générale de l’Administration (IGA) de réaliser conjointement une évaluation du centre national relais 114 (CNR 114). La mission a été́ confiée à trois membres de l’IGA et de l’IGAS mi-juin 2017.

Télechargez ici le rapport.

CNR.114

Interview Loic Bernard – Acteur, il assume son métier et sa passion

Interview Loic Bernard – Acteur, il assume son métier et sa passion

 

PRÉSENTATION
Peux tu te présenter en quelques mots ?

Nom : BERNARD

Prénom : Loïc

Age :36 ans

Métier: Agent de la ville de Paris (Animateur Bibliothèque Elémentaire) et Comédien Professionnel.

Age d’implantation: 18 et 31 ans. Bi implanté

 

TON PARCOURS SCOLAIRE (classe ordinaire ou intégrée, niveau et choix d’études, raisons…)
Né malentendant avec une surdité sévère qui s’est avérée évolutive par la suite (Lycée et BTS), j’ai effectué la maternelle en classe ordinaire. Puis en CP, j’ai intégré une école avec des enfants sourds mais au bout de quelques mois, mes parents ont refusé que je ne reste qu’avec les sourds. J’ai donc intégré une classe ordinaire avec des heures de soutien jusqu’en CM2. Pour le collège, identique à l’élémentaire mais c’est à partir de la 6ème que je découvre le théâtre imposé par l’orthophoniste du collège.

Je commencerai à prendre le goût du théâtre seulement en 4ème….

Au lycée, j’effectue une seconde en lycée publique mais les professeurs ne faisant pas attention à ma surdité, je suis donc inscrit en lycée privé dès la Première en suivant la filière STT. Grâce à la persévérance de ma mère et au soutien d’un camarade bègue (on s’entraidait mutuellement) j’obtiens le Baccalauréat STT option informatique.

Ensuite, j’effectue un contrat de qualification qui équivaut à un BTS informatique avec le Cesi en alternance avec la SNCF. J’obtiens mon diplôme de Technicien supérieur de maintenance en micro-informatique en 2002.

 

TON ENTREE DANS LE MONDE PROFESSIONNEL (choix et raisons, difficultés rencontrées, aides possibles…)
Suite à mes études, je travaille dans différentes entreprises tels que SOLYMATIC, INFOGRAMES puis ATARI, Conseil Départemental Du Rhône, Interims avec ADIA. Mais à cette époque, il y a trop de demandes dans l’informatique. Commençant à me lasser de l’informatique, je me lance dans le commercial et travaille en tant que vendeur à Décathlon tout en continuant ma passion du théâtre avec une compagnie de théâtre amateur. En 2005, je décide de quitter Lyon, pour suivre les cours Florent qui confirmeront au bout des 3 ans, ma décision de me lancer dans le théâtre professionnel, n’hésitant pas suivre des séances d’orthophonie pour perfectionner mon oral et la confiance en soi. En 2008, j’intègre une école Acto’ studio pour découvrir les codes et techniques du jeu et surtout découvrir la richesse et l’art véritable du théâtre.

En Février 2011, je me reconvertis au métier d’animateur qui fut mon premier métier persuadé que l’animation et le théâtre sont complémentaires.

J’ai commencé à travailler avec les maternelles, n’hésitant pas à explorer avec les enfants, le mime, le théâtre et la danse. enfin, depuis septembre 2013, je suis animateur Bibliothèque pour les élémentaires (CPà CM2) n’hésitant pas à réaliser, des pièces de théâtre, comédies musicales, des jeux de rôle et bien sûr d’assumer mon rôle de conteur: une qualité essentielle de l’animateur Bibliothèque.

Après quelques spectacles qui ont vu le jour à la sortie du cours Florent, je prépare depuis 2014 un spectacle intitulé « De Beaumarchais à Flaubert » qui se jouera Le Lundi 23 Avril 2018.

 

 

COMPLÉMENTS D’INFORMATIONS / CONSEILS
S’entrainer avec la musique, rencontrer les gens, ne pas hésiter à suivre des séances orthophoniques, stimuler les implants le plus possible. Bref, ne pas se lasser et être exigeant envers soi-même.

 

Avant-première pour une représentation exceptionnelle, le Lundi 23 Avril à 19h20 (Cocktail) et Spectacle à 20h.

Spectacle intitulé « De Beaumarchais à Flaubert…. »
situé au 7 rue Francis de Pressensé 75014 PARIS.

Renseignements au 06 22 24 12 89 ou 06 29 69 62 48.

Le rôle des associations de parents d’enfants sourds: une enquête et un mémoire par Mme Chanzy

Le rôle des associations de parents d’enfants sourds: une enquête et un mémoire par Mme Chanzy

Dans le cadre de ma licence professionnelle de codeur LPC, à l’UPMC, j’ai réalisé une enquête et un mémoire sur le rôle des associations de parents d’enfants sourds. Voici, en résumé ce qu’on peut en retenir :

Les associations de parents dans le champ du handicap agissent principalement dans deux directions : envers les pouvoirs publics, pour améliorer la scolarisation des enfants d’une part et envers les familles concernées d’autres part.

 

Les actions des associations envers les pouvoirs publics

Les mouvements des pair-représentants sont apparus avec la première guerre mondiale. Les blessés de guerre ont été les premiers à s’organiser pour obtenir des droits et réparations. Les associations de parents d’enfants handicapés telles que nous les connaissons aujourd’hui sont apparues après la seconde guerre mondiale. L’association de parents de jeunes sourds-muets a été fondée en 1948. Elle deviendra en l’ANPEDA en 1965. Sous l’impulsion de Mme Chalude, cette association milite pour le droit à la scolarisation des jeunes sourds. A cette époque la majorité des enfants sourds étaient éduqués dans des instituts spécialisés. Rares étaient les élèves scolarisés au sein de l’Education Nationale. Les services d’accompagnement tels que les SSEFS n’existaient pas. On parlait alors pour ces enfants « d’intégration sauvage ». Pourtant l’école est  obligatoire pour tous les enfants de 6 à 12 ans depuis Jules Ferry !

L’ANPEDA, ainsi que d’autres associations de parents concernés par divers handicaps, ont obtenu que soient votées en 1975 deux lois sur le handicap. Ces lois reconnaissent un système éducatif à deux filières : le secteur ordinaire dans lequel l’enfant doit être intégré chaque fois que possible, et le secteur spécialisé pour les autres. Progressivement, les deux secteurs vont se décloisonner. Des services spécialisés interviennent dans les écoles ordinaires, afin de favoriser la scolarisation des élèves handicapés.

La période qui suit 1975 est marquée par des mouvements militants forts et des oppositions parfois violentes dans les milieux de la surdité.

D’une part, on assiste au « Réveil Sourd ». Des parents et des professionnels de la surdité, à travers l’association 2LPE, vont militer pour que les enfants sourds bénéficient d’une éducation en langue des signes.

Parallèlement,  d’autres parents ne se reconnaissent pas dans le mouvement du « Réveil Sourd ». Ils encouragent le développement de l’audition et du langage. Les prothèses auditives s’améliorent. Les premiers implants cochléaires apparaissent de façon chaotique mais prometteuse. Le LPC fait son apparition et L’ALPC milite pour son développement.

C’est donc en ordre dispersé que les associations de parents d’enfants sourds vont, chacune avec leurs revendications, essayer de se faire entendre par le législateur. Toutes veulent une meilleure éducation pour leurs enfants, qui reste en dépit des lois, souvent insuffisante.

 

On peut considérer que la loi du 11 février 2005 marque l’apaisement des conflits. Le principe du libre choix des parents entre une éducation en français (oral et écrit) et une éducation bilingue (LSF/français) est adopté. L’Education Nationale a mis du temps à mettre en œuvre les dispositifs qui permettent l’application de ce principe. Après plusieurs évolutions la circulaire du 3 février 2017 sur la mise en œuvre du parcours du jeune sourd prévoit la mise en place des PEJS (Pôles d’enseignement des jeunes sourds). Négociée avec plusieurs associations de parents, elle semble considérée par tous comme une avancée réelle. Son objectif est de permettre l’inclusion scolaire de tous les jeunes sourds.

 

Les actions des associations envers les familles

Face au handicap, les parents ont besoin d’être soutenus, guidés, conseillés. Les familles vont être accompagnées par des professionnels (médecins, orthophonistes, professeurs,…). Pourtant, c’est souvent auprès de leurs pairs qu’ils trouvent le soutien dont ils ont besoin.

Lorsqu’il découvre le handicap de son enfant, le parent peut ne plus se reconnaître dans cet enfant qui ne correspond plus à l’enfant imaginé. Les psychologues appellent cela le « miroir brisé ». Les rencontres associatives, permettent aux parents de voir d’autres enfants sourds évoluer avec leurs parents. Par un jeu d’identifications croisées, l’image brisée se restaure et les parent peuvent de nouveau se projeter dans leur enfant, malgré son handicap. En rencontrant des jeunes et des adultes sourds aux parcours divers, le parent du jeune enfant va pouvoir envisager l’avenir.

L’aide apportée par les autres parents rencontrés dans les associations répond au concept de « pair-aidance ». Ce concept repose sur l’idée qu’en ayant vécu la même épreuve, on peut d’autant plus s’entraider. Ainsi, la personne qui a réussi à gérer au mieux son traumatisme, peut accompagner une autre personne qui n’en est pas au même stade. La pair- aidance repose sur « l’expertise d’expérience » : il s’agit de compétences et de connaissances acquises de façon intrinsèques orientées vers l’aide à une personne en difficulté.

Par ailleurs, le fait de pouvoir rencontrer d’autres parents au sein des associations, permet aux parents de s’exprimer librement, sans craindre d’être jugés par les équipes professionnelles en charge de leur enfant.

Enfin, une enquête réalisée auprès des familles d’enfants sourds montre que, même si les associations peinent parfois à mobiliser leurs adhérents, elles jouent un rôle spécifique et irremplaçable pour permettre une meilleure éducation des jeunes sourds.

Mme Chanzy

Ateliers Constructeurs 2018

Ateliers Constructeurs 2018

Les dates pour les ateliers constructeurs 2018 sont déjà confirmés. C’est une opportunité unique pour venir rencontrer les constructeurs et poser vos questions directement aux professionnels.

Voici les dates:

Cochlear :
27/01 de 10h à 12h
17/03 de 10h à 12h et de 14h à 16h
Medel :
3/02 de 10h à 12h
Advanced Bionics :
10/03 de 10h à 12h et de 14h à 16h
Oticon :
24/03 de 10h à 12h
Au 56 bd Saint Jacques 75014
Inscription obligatoire par mail generation-cochlee@orange.fr ou par teléphone au 0675547947.